Le billet de Phénix

18 janvier 2017

Théâtre : l’aveu

Merci madame la ministre de la culture de reconnaitre publiquement (ci contre "newsletter" officielle du maire) que vous « perpétrez » un mauvais coup pour le théâtre. Mieux vaux tard que jamais, les choses sont claires désormais.

"La Ville du Vésinet reprend son théâtre en régie pour perpétrer la qualité de la culture dans la ville"

Avant que monsieur le maire n’évoque la mise sous tutelle du joyau de la culture vésigondine lors de ces vœux ce soir, madame Politis revendique la commission de son méfait : le passage en régie !


Aveu ou illettrisme ? 

Madame Politis aurait-elle pensé perpétuer et écrit perpétrer ? On ose imaginer que monsieur No ait confié la direction des affaires culturelle à une illettrée. Cette lettre serait-elle rédigée par une sous-fifre, l’habituelle plume du maire dont on sait qu’elle ignore jusqu’aux rudiments de français. Où que se niche la vérité ce texte d'anthologie figurera au livre d'Or de cette municipalité.



On va de Charybde en Scylla. Quand on croit avoir touché le fond, un nouvel exploit digne de pieds nickelés vient prouver qu’ils peuvent encore creuser …

Pauvre Vésinet !

Budget 2017 : ni chiffre ni lettre, des flèches !


On croyait l'éminent chef d'entreprise devenu maire et le fortuné banquier suisse qui l'assiste dans la gestion des finances amis des chiffres et des lettres : on se trompait. Ils ont fait leur révolution culturelle.

C'est devenu ringard de présenter un budget avec des montants estimés. Seuls des opposants tordus en mal de critiques stériles peuvent encore réclamer la production de colonnes chiffrées pour 2017.

Au Vésinet sous la mandature de No le budget est présenté en mode fléché. Aucune information précise et valorisée pour 2017 (cf colonne de droite du tableau ci contre)  n'a été procurée par l'adjoint aux finances lors de la commission finance du 17 janvier. Quel progrès !

Est-ce pour satisfaire au QI des élus de la majorité ravis de l'aubaine. Ils en ont même félicité le BTS, pour une fois ils pouvaient suivre … la flèche ! Et quel gain de productivité, on ne risque pas d'erreurs d'addition avec les flèches.
 

Ces élus de la majorité dont on taira les noms par charité œcuménique ont eu la satisfaction de voir leur souhaits exaucés : des signes simplistes seront dorénavant substitués aux colonnes de chiffres. Quant aux indécrottables opposants retardataires le surintendant aux finances leur a fait remarquer que comme dab pour le DOB ils nageaient à contre courant. 

Les analphabètes de la majorité ont aussi pu exprimer leur satisfaction : Les lettres ont aussi disparues. Aucun titre, aucune date, aucune explication ne figurent sur  les tableaux fléchés présentés en cette commission finance.  Les paroles volent et les écrits restent. Pour démentir demain tout ce qui s'est dit hier nos éminents dirigeants s'interdisent l'usage des lettres. Principe de précaution oblige.

Ci contre une flèche muette. Le blog se plait à en préciser le sens aux analphabètes : par ici la sortie !



17 janvier 2017

« Les élus ont accepté ... »

Monsieur le maire, toute révérence gardée, devrait savoir que les élus n'ont "encore" rien accepté ni décidé. La présentation en commission d'un projet de délibération n'engage pas celui qui le porte plus que ceux qui l'approuvent.

Le maire propose et les élus disposent. Toute allégation contraire est mensongère. Or la tsarine dans une lettre aux élus - en date du 6 janvier ne laisse planer aucun doute et annonce comme acquise la mise en tutelle du cinéma et du théâtre.

"C’est la raison pour laquelle les élus ont accepté de reprendre en régie notre théâtre et notre cinéma... "

Cette formulation tient les oppositions pour négligeables et insulte le libre arbitre des élus de la majorité. Les acouphènes dont le maire souffrirait proviendraient-ils de plusieurs poids lourds de sa liste, tellement leur réticence à avaliser ses diktats alimentent leurs dîners en ville ?

Était-il utile de les provoquer davantage en publiant un communiqué repris intégralement dans le Parisien du jour (ci-dessus) pour assurer aux électeurs que leurs élus ne comptent pour rien, et rappeler au public que le conseil municipal est une douma peuplée de serfs dociles.

Informer de la mise sous tutelle du théâtre avant qu'une délibération l'autorise viole autant l'esprit que la lettre de la loi, qui précise que sur proposition du maire les élus votent ou pas les textes qui leur sont soumis.

Aucun dispositif ne permet de s'exonérer de ce processus qui s'impose aux 36.000 maires de France, et certainement pas l'invocation d'une urgence qui n'existe pas. Puisse le brame des serfs à temps utile interrompre la dérive autoritaire du micro tsar avant que ne grondent les moujiks.

D’autant que cette opération présentée comme urgente et nécessaire apparait chaque jour – même aux yeux du sous préfet - un peu plus concoctée par des pieds nickelés dans la précipitation, sans consultation, et est probablement condamnée à faire pschitt (déjà retoqué par le CTP)!

Un bide dont pourrait s’inspirer Patrice Leconte pour un remake de Ridicule. Pour le casting la grande Catherine trouverait un rôle à sa démesure  !




16 janvier 2017

Supplique à Monseigneur l'Ex

Monsieur le maire honoraire en acceptant l'allégeance (ici à gauche) de votre « vieil opposant » le docteur Jo et en adhérant à son projet vous lui avez offert la victoire sur le fossoyeur du Vésinet incarné en 2013 par P. Bastard.

Ici comme ailleurs votre obstination à conduire le projet patinoire malgré les réserves de votre entourage et en dépit de l’expression populaire a été fustigé, mais tous ont reconnu votre gestion parcimonieuse du patrimoine hérité de vos prédécesseurs et votre respect sans faille des procédures démocratiques, hormis pour la place du marché.

Vous n’avez rien cassé de l’héritage, et vous vous êtes comporté en digne successeur des maires qui avaient bâti l’exception vésigondine, doté le Vésinet d’une kyrielle de « facilités ». MJC, USV, CIAV Conservatoire, Harmonie, Crèches, CCAS et services de soins à domicile sans oublier une société d'Histoire ... ont trouvé lors de vos mandats un fervent avocat et un obstiné défenseur contre les grignotages que les éternels coupeurs de coût voulaient vous imposer. Sans toutefois augmenter les impôts.

N’y aurait-il eu ce désastre, cette colossale erreur d’appréciation sur l’enterrement d’une patinoire et le blockhaus associé ne seriez vous pas encore l’élu du Vésinet ? On ne réécrit pas l’Histoire.

Aujourd’hui ce monde est à l’envers. Ce que vous avez su protéger : la gestion démocratique des conseils municipaux avec le respect tatillon des oppositions, les égards vis-à-vis des personnels et la perpétuation des spécificités vésigondines sont mis à mal -. volontairement, brutalement, méthodiquement – par un clan où beaucoup de vos proches sont logés.

Sans qu’aucune référence ne puisse être faite à des engagements électoraux ce clan détruit ce qui fut l’ouvrage de votre vie. Pas un pan des multiples agréments
de la ville - hors le parc des Ibis - ne trouve grâce aux yeux des démolisseurs qui honteux et penauds des dégâts qu’ils commettent agissent dans l’ombre par la plume d'une petite main avant même d’obtenir l’aval du conseil municipal pourtant à leur solde.

Vous ne pouvez l’ignorez tant votre expérience et votre présence à la ville font partie de votre marque de fabrique. Or vous vous taisez.

L’ACAL est vidée de son objet : silence !
Le CIAV est fermé : silence !
Le Conservatoire n’est plus qu’une petite école de musique : silence !
Le CCAS est brutalisé : silence !

On vous a connu moins taiseux quand la politique du « Cosmique » qui vous a succédé a menacé certains de ces monstres sacrés. Vous n’avez pas hésité à sortir votre plume et à inonder le Vésinet d’un libelle que n’aurait pas renié Jean Hedern Hallier.

Le « Cosmique » n’était qu’un petit joueur. Un liquidateur de pacotilles. 

Au motif - la jouissance d'un local appartenant à la commune - dont une obscure assistante et véritable co-maire s'est prévalue pour édicter la mise sous tutelle du théâtre, la MJC, l'Harmonie, l'USV, le pavillon des Ibis et bien sur la société d'histoire devront-ils demain subir le même sort et leur personnel être absorbé dans l'effectif municipal, en douce, sans débat public ? Vont-ils suivre les précédents dans l’hécatombe … ?

Libre à vous de laisser faire et d’entériner par vos silences la transformation du Vésinet en cité dortoir. Vous êtes en situation - par un mot par un geste - de mettre un terme à ces dévoiements. En attendant le maire fait de votre implicite consentement un argument pour perpétuer ses méfaits.

Monseigneur, exprimez vous ici même par une tribune, sortez de votre silence si vous ne voulez vous aussi être associé à ce second désastre.

 
Phénix 






14 janvier 2017

Momo, dodo ?

Longtemps Momo était resté sous la couette en ce samedi matin frisquet, laissant les saleuses faire la grasse mat’ dans leur vieux CTM.

Ils pouvaient bien glisser, se casser la binette sur des trottoirs verglacés les administrés que ça n’empêcherait pas Momo de continuer sa petite ronflette. Dès 4h du mat il eut fallu mettre le nez dehors pour qu'au réveil le Vésinet ne se transforme pas en patinoire géante. 

Les villes voisines déversaient le sel par pelletées, au moins sur leurs artères principales, mais dès l’entrée au Vésinet les automobilistes se retrouvaient piégés. L’avenue du grand veneur - pour n’en citer qu’une - était impraticable et les quelques aventuriers qui s’y risquaient après avoir parcouru quelques mètres décidaient de renoncer. Et continuer à pied n’était pas sans danger comme l’ont éprouvé quelques naufragés.

La comparaison est saisissante : Chatou, Sartrouville, Montesson étaient praticables selon des livreurs rescapés réfugiés au café des Charmettes mais pas le Vésinet.

Pourquoi cette absence de réaction ? Est-ce, tel le CIAV, pour raison de santé que le service de la voirie n’était pas sur le pont dès potron-minet ?

Les carences successives et répétitives de l’administration municipale interrogent forcément sur la capacité de ses dirigeants, de ses BTS et consorts. Incapacité à manager,  mauvaise volonté délibérée, ou grève perlée ?

Si les coupes successives dans les budgets et dans les effectifs interdisent à la ville de remplir des missions essentielles – la sécurité et la libre circulation -  les élus doivent en assumer la responsabilité et en tirer une première conclusion.
 
Réveiller Momo ! 




13 janvier 2017

CIAV fermé … pour raison de santé !

"Les bras m’en tombent" soupirait une jeune femme interloquée devant les grilles baissées. Pas une affiche, pas un post-it d’explication pour ceux qui se cassent le nez devant le 3 avenue des pages.

La grille baissée et des horaires d’ouverture vendredi 14 à 17h contredits par la réalité. Il ne s’est trouvé personne dans les étages pour afficher sur la grille l’information qui défile toutes les 5 minutes sur des panneaux électroniques.

Là n’est pas le plus disruptif pour parler comme les néo modernes, le plus extravagant réside dans le libellé de l’annonce !

CIAV fermé jusqu’à nouvel ordre pour raison de santé.

Ce texte est effarant. L’organisme d’information d’une ville de 16.000 habitants aurait contracté des problèmes de santé … jusqu'à nouvel ordre ! On savait la ville en difficulté, on ignorait que son état de santé était critique au point de fermer son centre d’accueil. Le blog s’est bien ému de la fermeture programmée de cette institution, mais il en ignorait la raison. A la mairie il y aurait un spécialiste de la reprise des affaires en mauvaise santé, Il devrait s’intéresser au CIAV, il a peut être un coup à jouer ... 

Comment en est-on arrivé là ? Qui gère cette ville, qui a mis la municipalité dans l’incapacité de remplacer un seul agent absent ?

La fonction de renseigner au CIAV ne requiert pas – semble-t-il - une surqualification. Même un BTS pourrait subvenir aux demandes d’information tout en exécutant quelques taches mineures. Encore faudrait-il avoir le sens du service et de l’intérêt général.

Cette incongruité a certainement échappé à monsieur le maire dont nul ne doute qu’à la lecture de cette singularité il enjoigne son directeur des services de rétablir celui du CIAV.

Sauf à admettre que Phénix était fondé à pré-annoncer la fermeture de cet établissement.




Le dessein intelligent

Cultivé, fin, roublard et donc intelligent le maire interpelle jusqu’à ses proches par ses derniers agissements. D’autant que ce lecteur attentif du blog ne peut ignorer la déception que provoque sa décision à l’emporte pièce sur le théâtre  …

Ces méfaits éloignent les électeurs :
parents de bambin qui galèrent pour un berceau en crèche, ou d’enfants qui trouvent à Chatou ou à St Germain le conservatoire que les meilleurs professeurs du Vésinet ont rejoint,
vésigondins déçus des mauvais coups portés au théâtre, ou frustrés par la bétonisation outrancière du centre, ou simplement marris de l’abandon des services d’état civil qu’une mairie doit procurer - délivrance des cartes d’identité, bonne tenue du cimetière ...
sans parler de tous les bénévoles et associatifs qui apprennent par accident que leur maire a décidé sans préavis et sans les consulter de fermer le CIAV, leur maison commune! 
Se mettre à dos tant d’électeurs en si peu de temps quand on chérit une seconde carrière -  en politique cette fois, quand on flirte avec Le Maire avant de virevolter autour de Fillon ne peut être accidentel – (cf premier paragraphe) ! Le b a ba en démocratie étant de garder la confiance des électeurs, ce que traduit ou pas une réélection. Il ne fait de doute qu’en optant pour une conduite transgressive No – qui ne peut être l’otage d’un couple de buses (incompatible avec le premier paragraphe) - poursuit un dessein intelligent.

Lequel ?

Sa stratégie consiste-t-elle à perdre des électeurs sur sa droite pour en récupérer sur sa gauche ou vice versa ? A-t-il détecté un nid d’électeurs proche de l’ex-Bastard ou de S. Chesnais qui plébiscite la rigueur comptable au détriment de la qualité de vie ? A-t-il été confirmé dans cette stratégie par des yuppies fraichement débarqués, qui n’ont plus le gout à fabriquer des enfants, ni de prévoir inscrire les autres à une petite école de musique, pour qui les seuls scènes fréquentables sont situées dans le triangle d’or ? 

Possible que cette nouvelle population esthétiquement proche du maire l’ait influencé au point d’abandonner ses anciens électeurs à leur chimère du Vésinet de papa. Possible aussi que l’isolement du pouvoir lui fasse perdre – tel un Foy ou un Varèse – le plus basique sens commun. Et par la conjugaison de ces effets l’emporte sur la voie sans issue qu’ont emprunté ces deux prédécesseurs.

A une différence : si l‘intelligence de No ne peut être mise en doute celle de son dessein reste confuse.

Le 18 janvier monsieur le maire sera avisé de lever le voile sur ce dessein et faire accepter sa vision sauf à briser net une ébauche de carrière politique, permettant la sauvegarde de ce qu’il aura laissé du Vésinet.

12 janvier 2017

Bientôt un Martin au Pavillon des Ibis ?

 … pas un martin pécheur genre un à piquer dans l’Epuisette de Thibaut Gripoix. Non, un Guy Martin, fils du Jacques des dimanches d’Antenne 2 … pour les plus jeunes. Un couronné et tri-étoilé.

Enfin une bonne nouvelle après la série abracadabrantesque de ratages que vient de vivre No. Une nouvelle à porter à son crédit. Pas un nouveau four, pas un petit four mais le toqué du grand Véfour installe-rait sa dame au Vésinet ! Enfin tout serait (presque) fin prêt ! 

Comment No pouvait-il mieux redorer un blason terni par tant de bévues qu’accrocher une étoile au pavillon de l’ile des Ibis. Foucault n’avait rien d’un père ermite, il a su repartir de zéro et faire de ce pavillon un lieu de bonne facture sans prétendre péter plus haut que son c… ! 

Exemple rare de sens civique, Daniel a choisi avec soin le repreneur que la mairie n’aura pas l’indignité de snober en refusant une extension de la durée du bail que la plus insigne des chiefs lawyer trouverait justifiée.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, No pourra aussi se féliciter que la Fondation, bonne fée, finance à point nommé le réaménagement du pourtour des Ibis, déroulant un tapis de verdure aux futurs épicuriens que la table de Mme Guy ne manquera pas d’attirer.


Le 30 janvier le Conseil municipal entérinera la fin d’une anomalie : l’absence d’un grand nom de la gastronomie dans une ville d’exception. 

Sauf revirement de dernière minute.







Théâtre : Ils nous enfument avec du Sapin !

L’argumentation centrale, si ce n’est unique, de la mairie pour accompagner sa décision d’annuler les conventions avec l’ACAL repose sur de prétendues nouvelles exigences nées de la loi Sapin 2, du moins est-ce la version véhiculée par les officiels de la mairie à longueur de journée et reprisent dans leur publication (voir emails précédents sur ce blog) .

Cette argumentation ne tient pas. La « chief lawyer » auto-nominée de la mairie vient, dans un mail daté 11/01 (ci contre) en réponse à A Michel qui l’interrogeait, démonter cette argumentation, puisque l’obligation de mise en concurrence pré existait à Sapin 2 et figurait en toutes lettres dans les conventions devenues caduques du fait de la ville. 

Un ancien maire adjoint et ex trésorier de l’ACAL – scandalisé qu’un tel courrier ne porte pas la signature du maire - le confirme au blog, pièces à l’appui.

Aucune novation au titre de Sapin 2. Donc rien de nouveau sous le soleil !

Le maire en « communalisant » la gestion du théâtre et en fonctionnarisant 10 employés du privé agit en crypto-socialo-communiste dont on croyait - à tort - les derniers spécimens retranchés  place du Colonel Fabien. En arguant d’une nécessité liée à Sapin 2 le maire a sciemment usé d’une contre vérité pour tromper les élus et faire progresser ses nouveaux fantasmes communalistes.

Au delà de la communalisation du théâtre sont devenue incontournables celle de la MJC et de l’USV. Dès l’instant où la ville met des locaux à disposition d’une entité privée Sapin 2 produirait ses effets. Et nul ne comprendrait que sous le régime de No tous ne soient pas logés à la même enseigne. Demain les « grosses «  associations vésigondines auront été communalisées et leurs employés fonctionnarisés. No roi des socialos ! A Michel peut bien se marrer.

En fait le maire a tenté d’enfumer la population pour faire avaler une opération improvisée par des apprentis sorciers. Ni la démocratie municipale, ni l’image du maire n’en sortiront grandies.




11 janvier 2017

C’est trop inzuste, by Calimero

Phénix, ça te suffit pas d’embêter tonton No ?

T’arrêtes pas. Tu passes pas un jour sans te moquer de l’ébouillanteur des canetons des Ibis. Pendant que mes potes crevaient par manque d’eau, tu crois que c’est la faute à tonton No si Momo tirait sur sa clope boulevard Carnot au lieu de pomper dans la nappe néphrétique. 

C'est trop inzuste !

Pareil pour le conservatoire. L’autre, la grande C, tu sais celle qui crèche en Crête, elle avait pas la flemme de remplir le questionnaire du ministère, mais elle y pigeait couic. Alors on a laissé filer la date de périmation pour remplir le dossier des affaires culturelles, et No il a perdu l’habilitation. Mais juré craché c’est pas la faute à tonton No, il a fait tout ce qu’il pouvait pour lui faire capter.  Maintenant c’est la franche débandade boulevard d’Angleterre, la dame qui a un cours de mélo elle fait tout un drame, on se croirait à médra-No.
 
C’est trop inzuste !

Et voilà que tu lui cherches des poux pour le théâtre. Si tu savais comme il s’est décarcassé pour le sauver alors que le pote à la grande C, tu sais Dupont (avec un D ou un T je me souviens jamais) n’en a plus rien à cirer, tu aurais honte de lui faire autant de misères. Le petit personnel, il lui mangerait dans la main maintenant qu’il a son statut de fonctionnaire. Y vont se cotiser pour lui faire sa fête à tonton No. Ils ont gagné un BTS pour chef, c'est peu dire qu'ils sont fiers.
 
C’est trop inzuste

Et encore ze te dit pas tout. Les agents de la ville sont tellement contents de venir lui serrer la louche pour la bonne année qu’ils se sont précipités pour s’excuser. Et y a déjà plus de place au « 55 » qu’il avait  privatisé, ils seront au moins 30 à se bousculer.
 
C'est trop inzuste

Et pour les soins à domicile, ça sert à quoi de se déplacer chez les petites vieilles, elles en ont plus pour longtemps, alors si on peut économiser. De toute façon, elles sont pas dans les 1200 lecteurs de ton blog, elles sucrent. Aucun risque qu’elles dézinguent tonton No.

Allez sois sympa Phénix, laisse béton. Il en fait un max tonton, il s’use à la tache, même qu’il va fermer le CIAV. Là où venaient se réchauffer les petits vieux pleins d’entrain et d’initiatives. Fallait trouver où installer les amis de table de maman. Oui, ceux qui tapaient le carton au dessus de la crèche Princesse. Tonton a déjà commandé les berceaux pour accueillir les chérubins en route, alors faut libérer !

Tu vois, il a bon fond tonton. Il m’a glissé : "si ton pote Phénix me lâche les baskets je lui filerai la médaille de la Ville. J’en ai une en rab, je vais quand même pas la refiler à Vassili, tu sais, celui qui pond les commentaires anonymes de la mairie pour le bloG"

Et s'il te la file pas, dis le moi ! C'est trop inzuste ...