14 janvier 2013

"Famille je vous hais !"

L’imprécation de Gide hantait elle M. le maire qu'il se soit cru obliger de faire l'apologie de la famille au milieu des vœux les plus brefs qu'un maire ait jamais prononcés. 

Premier maire en 30 ans de vie au Vésinet à s’être fait huer pendant les vœux du nouvel an. Sa référence aux menaces que le gouvernement fait peser sur les familles, pour reprendre ses termes était hors de circonstances. Elle a suscité des mouvements divers. Était-ce l'heure, était-ce le lieu ?

M. le maire peut défiler au Champ de Mars avec sa garde rapprochée et revenir entouré de ses affidés par la rame de 17h 02, il peut aller à la messe, à la synagogue, voire à la mosquée, mais il est discourtois d’inviter ses administrés pour leur infliger un couplet fleurant bon l'intégrisme ultramontain.

Récolter des huées un jour de vœux, c’est surement nécessaire pour ressouder une majorité en décomposition. Faire de la famille l’otage de ses petits calculs politiciens, puis utiliser la menace comme le fait Fiquet (mail aux conseillers ci dessous) en feignant de croire que faute de voter son projet le Vésinet deviendrait la proie du méchant loup socialiste insultent l’intelligence des vésigondins.


« Faut qu’ils soient aux abois » commentait un varésien ...  


Qu’inventeront-ils demain ? Quel feu nucléaire s’abattra sur le Vésinet s’il résistait aux pressions du lobby immobilier de compère Fiquet ?

Le plan démoniaque est déjà prêt.

La menace d’une démission, d’une politique de la chaise vide ... d’un risque d’une tutelle de la préfectorale a été mise en musique par le grand communiquant qui est aux manettes.

Aux vésigondins de ne pas se laisser berner.



8 commentaires:

  1. Honte aux Varésiens !

    Chacun savait que le bâtiment clé ne pourrait pas bouger,
    chacun savait qu'il faudrait rembourser les CDOR,
    PHENIX et les VESIGONDINS VIGILANTS avaient souligné la difficulté il y a plusieurs années.

    Feindre de découvrir le problème aujourd'hui démontre soit une absence de travail, soit une absence d'intelligence, soit un hénaurme foutage de gueule !

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    1. Vous pouvez répéter la question ?

      Réponse n° 3 !

      C'est mon dernier mot, Jean Pierre.

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    2. hahaha, hahaha, haha je suis plié en deux :-)

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  2. La question est : est-il raisonnable de laisser cette bande de bons-à-pas-grand-chose poursuivre jusqu'à 2014?

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  3. Le projet de PLU "anticipe" finalement la suppression prochaine du COS et des règles de surface minimale de terrain. Tout cela est prodigieusement cosmique...

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  4. Redevable, Redevable ! tu parles, il ne sera jamais redevable de quelque chose vis à vis des Vésigondins. Responsable mais jamais coupable le Fiquet !
    Jeter moi cet énergumène dehors !

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  5. A l'évidence,RPV c'est bien "Régression Pour le Vésinet".

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  6. Il faudrait se méfier des Vésigondins tranquilles qui pourraient, lors du prochain Conseil Municipal, manifester comme ils l'ont fait le 13 janvier :

    "



    Il faut se méfier de la France bien élevée…


    manif pour tous
    Gabrielle
    Cluzel

    Ecrivain, journaliste.
    Son blog.




    Tout le monde s’accorde à le dire, et même, du bout des lèvres, certains membres du gouvernement : la manif de ce 13 janvier est un immense, un inespéré succès.
    Un succès d’autant plus grand qu’elle a fait descendre dans la rue la France des taiseux, la France qui ne fait pas de bruit, la France bien élevée qui ne veut pas déranger, celle qui bosse et paie sans moufeter ses impôts, celle qui n’a jamais commis plus gros délit que de dépasser le temps imparti par un horodateur, celle qui cède sa place dans les transports en commun et aide les vieilles dames à monter leurs bagages dans le train.
    La France dont on ne parle pas au 20 heures, parce que ses enfants ne dealent pas, ne squattent pas, ne brûlent pas les voitures et ne cassent pas la gueule aux profs, la France qu’aucun gouvernement ne cherche à ménager tant on la sait docile, respectueuse des lois et de l’ordre établi. La gentille France familiale, catholique ou pas, qu’on prend quelquefois, il faut bien le dire, pour toutes ces raisons-là, au choix, pour une bonne poire ou pour une vache à lait.
    Et c’est cette France-là qui est venue manifester en masse, avec ses poussettes surchargées, ses innombrables jeunes perchés sur les chars, ses enfants ravis pour une fois d’échapper aux devoirs du dimanche, cette France-là qui est venue protester, crier, tempêter : « François, ta loi on n’en veut pas ! », « Taubira, t’es foutue, les familles sont dans la rue !»
    Fallait-il, pour que ces gens-là sortent de leurs gonds, que la cause les ait scandalisés, touchés, indignés.
    Parmi eux, pas de professionnels de la manif, de vieux routards syndicalistes que l’on voit fondre sur Paris comme les oiseaux migrateurs dès que la saison des conflits sociaux arrive et qui, entre grèves et cortèges, vous bloquent et vous prennent en otage un pays. Si innocents, ces manifestants du dimanche, qu’il a fallu leur expliquer quelques vieilles ficelles : que, pour le comptage de la police, par exemple, il fallait se déployer sur tout le boulevard, et ne pas rester scotchés les uns aux autres, ou que malgré le nombre, il ne fallait pas céder à la tentation d’envahir le trottoir qui, lui, ne serait pas considéré comme « manifestant ».
    Les CRS eux-mêmes, d’ailleurs, n’avaient pas leur tête tendue habituelle, conscients sans doute que gaz lacrymogènes et vitrines brisées étaient hautement improbables avec ces manifestants placides dont les longues heures d’attente à faire le pied de grue, non plus les affiches provocatrices sur les balcons ici et là n’arrivaient à entamer la bonne humeur. On vit même l’un d’eux sourire lorsqu’un appel au micro signala à quelques minutes d’intervalle la perte d’un iPhone, puis sa restitution. Dans une foule si compacte, un objet si prisé sagement rapporté aux objets trouvés, cela ne s’était jamais vu.
    Pour être honnêtes, ces manifestants-là ne sont cependant pas complètement abrutis. Et quand ils entendent parler du chiffre officiel de 340 000 manifestants quand certains d’entre eux, pour avoir organisé les JMJ par exemple, savent pertinemment que le Champ de Mars, très vite saturé ce dimanche et dans lequel nombre de manifestants n’ont pu entrer, peut contenir plus de 800 000 personnes, ils sentent bien « comme une embrouille ».
    Il faut se méfier de la France bien élevée et de son côté « diesel » : un peu longue à chauffer, mais lorsqu’elle est lancée, son moteur est increvable.
    Et là, c’est le gouvernement qui risque bien d’en baver un peu.
    "



    A bon entendeur salut !

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