29 janvier 2013

Le Vésinet est-il un « bien commun » ?

Photo Yann Arthus Bertrand
La théorie ancienne du "bien commun" ré émerge en ce début de 21 ème siècle. 

Sont définis comme biens communs toute « ressource » que n’importe qui au sein d’un groupe de personnes peut utiliser et abandonner sans que celle-ci ne puisse faire l’objet d’une appropriation et d’un contrôle exclusif de la part d’un individu, famille, entreprise, ou collectivité territoriale. En d’autres termes, « Sont communs (commons) les biens sur lesquels aucune groupe social ne dispose de droits exclusifs, qu’il s’agisse de droits de propriété ou de droits d’usage".

L’espace de 550 ha appelé le Vésinet entre-t-il dans cette définition, ce qui en interdirait la détérioration progressive du fait de sa densification. A ce titre le projet de PLU voté par le conseil municipal serait nul et de nul effet.

L’appropriation exclusive par une entité même relevant de la collectivité serait assimilable à une « enclosure » et à ce titre portrait atteinte au droit fondamental de non appropriabilité du bien commun.

Qui peut définir les contours et les limites du "bien commun", jusqu’où est-il opposable à l’intérêt général ?

A qui confier la gouvernance des biens communs, qui pour la plupart sont des cas particuliers,  pour en assurer l’adaptabilité et la flexibilité imposées par leur intégration dans un contexte plus global en perpétuelle évolution.

C’est le cas du bocage breton mis à mal par le projet d’aéroport de notre Dame des landes pourtant déclaré d’intérêt général. C’est le cas de l'ensemble "Vésinet" que le PLU voté par une assemblée autorisée à le réglementer met en danger.

Ces réflexions ont largement échappé aux élus de sensibilité verte, Mme Husson et M Potier qui après avoir fait savoir qu’ils s’opposeraient à ce règlement ont – en échange de quelques cacahuètes - décidé de l’approuver.

La communauté citoyenne qui en a la charge doit elle se substituer à la démocratie locale et à ses représentants quand le débat concerne un bien commun? Au Vésinet, par sa spécificité, la réflexion sur la gestion des biens communs est incontournable.  Du fait d’une minorité détenant la majorité du Conseil elle a été escamotée.

Le maire et ses adjoints ont été inaptes à situer le débat au niveau où les administrés l’exigeaient. A ce titre ils seront comptables pour les générations à venir de la dégradation programmé du « bien commun ».


7 commentaires:

  1. Phénix, si seulement tu avais raison ! Tu te trompes, ils ne seront jamais comptable de la dégradation programmé. Sinon ils réfléchiraient à 2 fois avant d'organiser le saccage de cette belle Ville-Parc.

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  2. Ô Phénix,
    Le patrimoine commun était un thème cher à Robert Varèse lors de sa première campagne contre Foy.
    Et voilà que tu nous refais le coup du bien commun. Serais-tu redevenu varésien?

    Dans ces temps difficiles et face à une équipe municipale aux abois un peu de bonne humeur ne saurait nuire.

    Zorro des Charmettes

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    1. Oui Zorro un peu d'humour !
      Varèse roule à droite et moi aussi, suis je pour autant un varésien ?

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  3. Potier, lors du Conseil du 24 janvier,a fait une déclaration qui frisait la sénilité. En gros, il a dit que l'herbe était verte, que les arbres avaient des feuilles et que l'eau mouillait ! Comme le PLU ne touche pas les pelouses et les rivières ni les arbres remarquables recensés, donc il a annoncé qu'il votait "POUR".

    Monsieur Potier, l'hôpital du Vésinet vous tend les bras, courez-y!madame Husson viendra vous border.

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  4. Il faut démissionner Bastard.

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  5. Notre Marcus Porcius à force de déclarer "VARESE dimittenda est" a réussi à nous débarrasser du maire précédent.
    Formons le voeu qu'avec son "BASTARD dimittenda est" il en fasse autant de celui-ci.

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  6. @ Anonyme 29/01 22:24

    B2C étant de toute évidence du genre masculin, il faut écrire "DimittendUS est Bastard", à moins que vous ne teniez à contrarier notre manifestant du dimanche.
    Idem pour Varese, mais l'éviction a déjà eu lieu (donc "Dimittus fuit Varese").

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