26 février 2013

Le syndrome du cygne noir

Ils n’avaient rien vu venir, et quand on les croyait préparés à toutes les éventualités on découvre qu’ils nagent dans l’improvisation. Aucune stratégie, aucune méthodologie pour aborder la question cruciale de la désignation de la tête de liste. La théorie du cygne noir présentée sur ce blog n’a pas été assimilée par les protagonistes de cette opération.

Le b a ba du management c’est de prévoir l’imprévisible, non pas en terme de connaissance de l’aléa qui par essence surprendra, mais en terme de méthode pour faire face aux décisions qui s’imposeront. Et nos grands professeurs en sciences managériales sont en culotte courte devant la problématique soulevée par leur propre démission. Ce qui provoque l’hilarité de leurs adversaires ... on les comprend.

Sans prétendre au ton professoral qu’ils affectionnent on peut leur suggérer
de commencer par se mettre d’accord sur l’accessoire comme la couleur de leur casaque – ce qui devrait être possible ;
de progresser vers des sujets plus essentiels, comme le programme électoral, en souhaitant qu’ils y arrivent – et lorsqu’ils auront appris à travailler ensemble – ce qui n’est pas gagné ;
enfin d’aborder la question qui tue : à qui confier la mission de conduire la campagne électorale ?
Démarche élémentaire qui consiste à avancer par petits pas et à créer une atmosphère propre à résoudre des problèmes de plus en plus complexes. Et s’ils ont besoin d’un coach, ils savent où s’adresser ...

Anecdotiquement on s’étonne qu’il puisse y avoir compétition pour mener en 9 mois la mission impossible de faire oublier les 5 dernières années. A celui qui piaffe d’impatience alors qu’il n’a aucun des credentials pour tenir le job on peut recommander un peu de patience : la probabilité que le tenant du titre se plante est assez élevée, qu’il a intérêt à laisser son tour passer ! Il récupérera en 2014 le poste et la sale besogne aura été faite. Décidément ces grands manitous sont de piètres stratèges ...

Cqfd !

2 commentaires:

  1. ptete bien que wi, ptete bien ke non

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  2. C'est pourquoi la seule voie qui ne comporte pas de risque pour l'UMP pour 9 mois pour affronter l'impossible est de laisser Michel s'y frotter. L'UMP a le temps quand elle le veut de rafler la mise en 2014 avec une vraie liste bien préparée.
    C'est pareil mais pour 5ans hélas au national: laisser la France en crise à la gauche et revenir en sauveur en 2017. Songez si on était au pouvoir en France: nous aurions les mêmes problèmes. Il est des moments où une cure d'opposition a du bon et prépare l'avenir. C'est le cas au Vésinet.

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