15 février 2013

Lettre à un maire croupion

Un minimum de dignité, monsieur le maire !

Tout s’écroule autour de vous, et vous feignez de ne pas en être affecté.

Le préfet vous a accordé un sursis en ne nommant pas instantanément une commission de sages, et vous ne saisissez pas cette dernière chance de sortir dignement en prenant l’initiative d’une démission collective du résidu de la liste RPV.

Vous publiez un communiqué dont le fiel éclabousse vos plus proches adjoints, les Potier, Hubert, Tritant, Morel, Fiquet publiquement traités de vieilles badernes….  et consterne les quelques rescapés de feu votre majorité. Exception , une blonde écervelée (excusez le pléonasme)  qui s’épanche dans la mairie en proclamant que vous serez ré élu : elle en est sûre à 150%. Dans son dos, c’est la risée … 

Rien ne vous est autorisé ! Le préfet vous a signifié que ne pouviez pas débattre du budget, ni a fortiori le faire voter. Ni modifier le PLU qu’il renâcle à accepter vu la carence accrue en logements sociaux qui va plomber les finances de la ville. En fait tout vous est interdit sauf de vous assoir à votre bureau. Et de faire un tarot avec le baron et votre chambellan de marquis.

D'éphé-maire vous êtes devenu un maire croupion ! Toutes vos compétences vous sont  retirées, toutes vos prérogatives sont annulées et vous vous maintenez dans un statut de potiche qui fait honte au Vésinet.

On doit aux anglais que vous fréquentez tant l’expression « croupion » pour désigner une assemblée composé de résidus sans représentativité*, comme le fameux parlement de 1648 : le RUMP parliament !

Vos amis de l’UMP vont apprécier !  Alors ayez une fois de la dignité et partez !


* Définition du Petit Robert

9 commentaires:

  1. Saisissant de réalité : du grand Phénix

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  2. Les juristes planchent sur le cas du Vésinet: Dans tous les cas où cette situation s'est produite, il en est résulté la démission de tout le conseil et donc la dissolution. Le cas où un embryon s'accroche ne s'est jamais produit, tellement c'est anti-démocratique. Mais vous savez pourquoi ils restent:indemnités. L'absente régulière à 150 % ne veut pas les perdre.

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  3. Doté d'un orgueil et ego surdimensionné notre ex-maire pense tout de même gagner et rester pour regner et mieux se venger...

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  4. La démocratie locale, la bureaucratie, tout un programme ... que de temps, d'énergie perdue ...

    Imaginez si quelqu'un voulait créer Le Vésinet aujourd'hui en France ... quelle galère administrative et bureacratique, quand on voit toutes les étapes pour mettre en place un simple PLU ... Ce serait tout simplement impossible, notre bon pays n'étant désormais plus apte qu'à produire des villes-nouvelles du type Cergy Pontoise ou St Quentin en Yvelines ... quand le Second Empire produisait Le Vésinet, Deauville, Biarritz et un Paris rénové.

    Il est vrai qu'à l'époque, le Duc de Morny et Alphonse Pallu n'avaient pas à s'embarasser de toutes ces tracasseries sous le Second Empire quand ils ont créé la Ville-Parc : à leur demande, Napoléon III prononçait un senatus-consulte et c'était réglé, personne n'ayant rien à y redire.

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  5. Aussi peu de fair-play, c'est bien dommage! Il a joué à qui perd gagne et c'est lui le dindon de la farce! Qu'il en tire les conséquences et démissionne avec son équipe!

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  6. "Va dire à ton maître que tu as vu Bastard, proscrit et errant, assis sur les ruines du PLU!"

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  7. Croupion, vous avez dit croupion ....
    Ben, dis donc cela sent le Myard à plein nez. Du croupion de bastard agrémenté du sot l'y laisse de quelques blondes poulettes. Mais c'est la recette préférée de notre cher député. Champagne Phénix.
    On frise le pot au feu.

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  8. Si le Préfet lui a signifié qu'il ne pouvait voter le budget ce n'est pas pour le punir c'est seulement qu'à compter du 11 février toutes les décisions de ce Conseil Municipal sont frappées d'illégalité. Le Préfet spécule sur l'idée que le maire, fort de l'autorisation votée en janvier 2012 peut prendre un certain nombre de mesures...
    Mais c'est sans tenir compte de ce que le maire, pour être autorisé doit rendre compte et aujourd'hui il ne peut plus rendre compte alors ...

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  9. Il parait que c'est BEL qui lui a conseillé de s'accrocher.
    BEL sait de quoi il parle lui qui a été jusqu'au Conseil d’État pour ne pas devoir rendre son tablier de Conseiller Général !!!
    C'est dans les gènes de l'UMP de s'accrocher coûte que coûte (voyez COPE)

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