25 février 2013

L’histoire secrète d’une diligence

On vient d'échapper au pire. A la veille du week-end les flibustiers de Bastard étaient encore à la manœuvre pour faire annuler certaines des lettres de démission. Repoussant l’échéance électorale à mars 2014.

En toute légalité les experts en code électoral avait excipé d’un codicille qui autorise le maire à s’assurer du bon état mental de ceux qui démissionnent. Bastard avait accusé réception des démissions de Mmes Beelaerts, Créhange, Godest et Roche, ainsi que de Mrs Chatard et Guiza en les invitant à faire diligence (sic) pour confirmer leur pleine et entière volonté de mettre un terme à leur mandat. (cf lettre ci-dessus) Faute de réponse les démissions étaient invalidées. Demande incongrue passée inaperçue des destinataires. 


Quelle discrimination : pré supposer que les pré cités auraient cédé aux sirènes des Vintraud, Michel et autre Jonemann est insultant pour ces conseillers.

Le préfet avisé de cette manœuvre se hâtait de ne rien faire qui puisse précipiter la date des élections. On attend encore son arrêté plus de 15 jours après l’envoi des lettres ... c’est dire s’il a pris un train de sénateur ...

On ne doit qu’à la vigilance d’une brune d’avoir alerté un grand manitou démissionnaire qui n'avait reçu qu'une lettre toute banale, n’appelant pas à confirmation.

Après consultation de tous les intéressés on recensa les 6 susnommés (sur 11) pour lesquels une diligence était exigée. Les confirmations furent remises en mains propres d’un fondé de pouvoir du préfet par Abel Vintraud ce vendredi 22.

Les plus hautes autorités de la république étaient avisés de cette tentative de ne pas convoquer des élections. Non convocation qui aurait satisfait les éminences de l’UMP, furieuses contre un Bastard incapable d’avoir évité les démissions et de subséquentes élections.

Mais la majorité a basculé et le pouvoir rose n’a aucune sympathie pour les magouilleurs de droite. Le préfet devra s’en souvenir, lui qui tardait à arrêter ... la date des élections !

Il s’en est donc fallu d’un cheveu que les électeurs ne retournent pas aux urnes. D’autant que l’un des démissionnaires aurait pu être réticent à confirmer son départ, lui qui depuis a claqué la porte des conciliabules.

Bastard n’eut-il pas été aux abonnés absents – comme à son habitude -  il aurait pu proposer un hochet doré à cet hésitant – et faire capoter le plan des récalcitrants, qui s'est joué à une lettre près.
 
 Celle de la brune

6 commentaires:

  1. notre courtoisie nous interdira d'être discourtois à l'encontre du Préfet. Mais dans le jargon de la haute administration on s’étonnera de la très lente avancée de ce dossier.
    Monsieur le Préfet, vous qui lisez le blog, parait-il, c'est quand qu'on vote pour mettre Batard de Crisnay à la porte ?

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  2. Mais quel dieu de l'Olympe a t on offensé pour avoir mérité une équipe municipale pareille ! Une équipe capable de ruiner la ville devenue une des plus endettée du département, et de sécréter un successeur en son sein qui aura en un an réussi à faire encore mieux que son maitre Robert : générer un PLU qui va permettre de bétonner un peu partout et qui s’essuie les pieds sur toute déontologie : insulte des opposants, piratage internet (probablement tract anonyme qui d'autre aurait pu l'écrire...), vote des conseillers fantômes et j'en passe.

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  3. Pour l'information de notre très cultivé Phénix, les "diligences" que mentionne B2C n'ont rien à voir avec le véhicule qui transportait jadis des voyageurs, ni rien à voir avec une quelconque rapidité dans l'exécution, mais sont un terme de procédure, qui désigne une ou des actions faites ou à faire "à la demande de... " "sur l'initiative de..." ou encore "à la requête de...", en l'occurrence de B2C.
    Voilà.

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    1. Merci oh Grand Robert d'avoir diligemment sorti Phénix de l'obscurantisme où il croupissait.
      Analphabète il était, il peut enfin rêver - avec tes lumières - de devenir illettré.

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    2. Ô PHENIX,

      Il est, parmi tes lecteurs, des gens qui ne connaissent que le premier degré. C'est dire qu'avec eux ton humour parfois ésotérique a du mal à passer.

      Manifestement ce grand Robert est très scolaire et bien incapable de suivre cette ironie pétillante qui fait le charme de bon nombre ed tes billets.

      Alors ! La charité chrétienne voudrait que tu lui accordes ton indulgence.

      Comme tes réactions passent certainement au-dessus de son entendement, même si tu n'étais pas chrétien, ce qu'à Dieu ne plaise, laisse donc dire.

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    3. Ô, fidèle lecteur,
      Merci pour cette leçon (involontaire) d'humour.
      Mais mon commentaire était au 3ème degré.
      D'ailleurs, je donne des cours aux indigents.
      J'espère que vous êtes aussi fin que Phénix, qui lui, comprend à demi(jeu de )mot ...

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