19 mars 2013

Ce que je crois

J’interviens pour la première fois sur ce forum que je découvre.

La situation du Vésinet n’est pas commune, elle tranche avec les villes voisines et suscite une réflexion pour éviter la reproduction de l'histoire récente : démission d’un maire, de plusieurs premiers adjoints et conseillers, et finalement retour anticipé devant les urnes, alors qu’aucun séisme n'a frappé notre ville.

Quelle erreur explique cette cascade de démissions et comment stabiliser le « gouvernement » de la cité pour qu’il soit à l’abri d’un nouveau cataclysme ?

Ce que je crois c’est que l’erreur tient à l’homme et non au programme. L’homme investi de responsabilités auxquelles il n’est pas préparé peut réagir en gardant les pieds sur terre, ou peut se croire transcendé par sa fonction, héritier d’une part de vérité qu’il se juge en droit d’imposer.

L’homme « normal » et accessible avant l’intronisation peut, une fois élu, s’entourer de flatteurs qui découvrent à leur tour l’ivresse du pouvoir sans en subir aucune contrainte. Contrairement au monde de l’entreprise.

Cette cellule (maire et entourage) change de nature dès qu’elle réalise qu’il n’existe pas de contre pouvoir et tend à occuper tout l’espace y compris celui naturellement dévolu aux opposants, pour peu que ceux ci soient frileux ou mal inspirés.

L’homme, « normal » avant d’être maire, peut garder les pieds sur terre une fois nommé, se faire conseiller non par des laquais ou des valets mais par des citoyens compétents cultivant la proximité, respectueux du statut de maire tout en restant exigeant quant au respect des opinions des oppositions.

Au regard des 7 ou 8 dernières années, le Vésinet est tombé de Charybde en Scylla après chaque changement de titulaire. Chaque nouvel entrant se vante de restaurer dialogue et d'être à l'écoute avant de se révéler pire que son prédécesseur, en développant sa propre couche de zélateurs.

Le maire actuel (en voie de remplacement) est dans ce domaine le plus éloigné des critères de bon sens et de proximité qui devraient être la boussole d'un premier magistrat d’une commune à dimension humaine (17.000 âmes).

Ce que je crois, c’est que le 14 avril il faut porter à la mairie un homme ou une femme dont peu importe le programme si l'on est assuré qu’il ne versera pas à son tour dans l’autocratisme rigide et le déni de proximité. 

Ce qui exclut M. Bastard de Crisnay.


Caïus Gracchus


7 commentaires:

  1. Bravo CaÏus, quelle belle analyse, posée et bien écrite.

    Néanmoins, on rigole bien avec la bande de zozos zélateurs, et les asticoter réconforte.

    Le seul qui rigole moins aujourd'hui, c'est Phénix qui est obligé de promener son chien sous la pluie.

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  2. Le bien c'est bien le mal c'est mal. La paix c'est bien la guerre c'est moche.

    Je dirais qu'il nous faut un vrai leader, qui a une vision pour notre ville, qui defends nos interets au pres de la CCBS comme l'a fait A. Michel, qui influence les autres dirigeants des villes limitrophe.

    Il nous faut pas un suiveur qui se fait dicter ses decision a Montesson comme l'a souvent laisser entendre le blog

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  3. vesigondinus scepticus19 mars 2013 à 17:35

    je souscris volontiers à cette analyse car la durée du mandat ne permet aucune autre réalisation que de faire adopter un PLU respectueux des attentes des citoyens et non des promoteurs. Cette durée de moins d'un an interdit le dérapage autocratique dont Bastard vient d'être la victime et évitera aux quelques membres influents du futur gouvrernement d’attraper la grosse tête façon Contes ou Marquis.

    Maintenant il faut encore trouver l'homme capable de rester "normal" !
    et là je suis scepticus ...

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  4. Caïus Gracchus a raison d'insister sur l'aspect dérapage autocratique commun à Foy, Varèse et Bastard. A se demander si un virus n'existe pas à la mairie qui pollue chaque nouvel entrant.

    La bonne nouvelle c'est que le Dr Yougmann connait certainement l'antidote à ce poison qui a déjà couté très cher à la collectivité.
    Si j'ai un conseil à formuler, pour une fois c'est à la médecine qu'il faut s'adresser et laisser le cheminot à quai.

    mais bien vu M Gracchus surtout ne pas donner une deuxième chance à M Bastard. *

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  5. Catovien vulgarus19 mars 2013 à 22:36

    Merci pour vos propos pleins de sagesse et d'espoir...Hélas l'homme est (souvent) vénal et le pouvoir en est sa drogue mais je n'irai pas jusqu'à dire "La situation du Vésinet n’est pas commune, elle tranche avec les villes voisines "...

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  6. "...Maintenant il faut encore trouver l'homme capable de rester "normal ..."
    La réponse est unique :
    Le seul des 3 qui bosse pour défendre les intérêt du Vésinet c'est André Michel. Jonemann n'est qu'un moindre mal.

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  7. La démocratie directe remet vite dans le droit chemin l'élu dont la tête enfle.

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