18 avril 2013

La cité des Mille. (Le Vésinet), par Hégésippe

« Nous passons des ténèbres à la lumière ». Telles furent  les premières paroles du nouveau maire du Vésinet le 21 Avril 2013. « J’écraserai le PLU sous mon talon comme la tête d’un serpent venimeux»  ajouta –t-il tandis qu’un immense hourra montait de la foule. « Le PLU ne constituera plus une menace pour l’avenir du Vésinet et il ne sera jamais approuvé » martela –t-il devant la foule en délire. « Je le dirai moi-même au sous –préfet». 

Ce dernier accueillit néanmoins fraîchement les nouveaux élus et, après de brèves présentations, il entama une longue démonstration sur les terrains de l’Hôpital à laquelle ses hôtes ne comprirent goutte ; puis il conclut qu’il déposerait un AD ou « avis défavorable » sur le projet de PLU du Vésinet qu’il trouvait trop laxiste. Le nouveau maire, fort de sa nouvelle légitimité, prit de haut la semonce et rétorqua en appuyant son propos d’un coup de menton : « Votre avis défavorable sur le PLU, Monsieur le Sous-préfet, les Vésigondins n’en ont que faire : il n’y aura pas de PLU, ».  Monsieur Caïn, le fils spirituel de Robert Varèse, le penseur de la nouvelle majorité, renforça le propos de son chef en disant : « Monsieur le Préfet, vous n’êtes pas sans ignorer que selon l’article 72 de la constitution, les collectivités s'administrent librement par des conseils élus. Vous empiétez sur nos prérogatives constitutionnelles ». 

De retour Boulevard Carnot, on décrypta les propos du sous -Préfet  au maire et à son adjoint : sans PLU, on ne pouvait plus déménager le fameux bâtiment  la Clef, situé sur les terrains de l’Hôpital et utilisé à des fins de recherche médicale nucléaire. Monsieur Caïn, qui gérait le dossier, déclara que selon son avocat, la seule solution était de procéder à une révision simplifiée du POS sur les terrains de l’hôpital. Sitôt dit, sitôt fait, mais la décision fit aussitôt l’objet d’un recours conjoint en référé administratif pour excès de pouvoir de la part de trois associations de riverains et de la préfecture. 

Le diable est dans les détails : après tous ces contretemps, la première consultation-aménageur sur les terrains de l’Hôpital était forclose et on décida de procéder au lancement d’une deuxième consultation. En faisant vite, les choses pouvaient être pliées en douze mois ; mais compte tenu du maintien du bâtiment la Clef au centre du Parc et d’une conjoncture immobilière devenu difficile, la ville n’obtint aucune réponse, les aménageurs considérant que l’on ne pouvait pas demander à des gens ayant payé 8 000 Euros le m2 de laisser leurs enfants jouer parmi les déchets radioactifs.  

«  En l’absence d’une réponse adéquate du privé, j’ai peur que l’état ne doive prendre les choses en mains » susurra  le préfet à l’issue d’une énième  réunion sur les terrains de l’hôpital. C’est ainsi que fut lancé la Cité des mille, un Projet d’Intérêt Gouvernemental  de mille logements sociaux lancé aux lieu et place de l’ancien Parc Princesse. Le gros avantage était que la ville ne devait contribuer que 10 000 Euros par logement au titre de la compensation de surcharge foncière ; l’état prendrait également en charge la construction de la nouvelle école Robespierre et celle du Centre Départemental Danielle Mitterrand destiné aux mères célibataires narco-dépendantes.

La loi Duflot II fut votée entre temps : plus de taille minimale de parcelle ni de COS pour les communes n’ayant pas conclu de convention d’orientation urbaine avec l’état. Les communes sans convention devaient en sus abonder au FPFCHPF (Fonds de Péréquation Financière des Communes à Haut potentiel Fiscal), ce qui s’ajoutait aux pénalités quintuplées de la loi Duflot I, dans la limite de 35% heureusement.  

L’AVC du maire adjoint aux finances, intervenu en plein conseil municipal à la suite d’une altercation avec la représentante emblématique de la liste de gauche, s’avéra moins grave que prévu ; mais personne ne se bouscula pour le remplacer et ce fut au maire de s’y coller. « Je n’aurai jamais cru qu’être maire fut un tel sacerdoce » murmura-t-il, tandis qu’il entendait la foule entassée à l’extérieur conspuer son nom. 

Hégésippe

16 commentaires:

  1. Il ne faut pas en attendre autrement du candidat Jonemann qui ne connaît même pas le budget de la commune après 11 ans au conseil !

    Mais rassurez vous Jonemann s'est très bien qu'il ment à ses électeurs !

    Il veut par tous les moyens être Maire du Vésinet, le reste il s'en contre fout ! La preuve vouloir s'allier avec les Socialistes pour gagner (confère le Parisien du 16 avril dernier).

    Il votera le projet de PLU en place avec une ou deux modif à la marge et nous dira que l'ensemble du projet est bon. Quand vous parler avec ses colistiers qui résident aux Merlettes du risque de l'urbanisation de ces terrains ils vous lancent : " C'est pas notre quartier, c'est pas grave"

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    1. Votez si possible Bastard de Crisnay ou pour un autre mais pas Jonemann, car le PLU est bon pour l'avenir, et on n'a pas le choix, on va nous forcer à bétonner de toute façon, alors autant accompagner le mouvement en douceur.
      Et puis pour ceux qui s'inquiètent, ils pourront toujours vendre leur terrain à un promoteur avec une belle plus-value et aller s'installer ailleurs(avec mon voisin nous sommes prêts à vendre nos 2 parcelles en zone nord, avec le prix du foncier au plus haut, c'est le moment d'en profiter, çà ne va pas durer m'a dit un agent immobilier).

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    2. Même en vendant vos deux parcelles dans le Nord avec le PLU ils ne pourront pas construire d'immeuble. Mais si Jonemann garde le POS alors là OUI

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    3. Vous étiez où pendant la campagne? en Patagonie? sur la Lune? aucun des 4 candidats ne veut garder le POS, et en tous cas pas Jonemann. Il est pour UN PLU, mais pas pour LE PLU-Bastard. D'autre part vous nous resservez, en connaissance de cause ou non, cette règle du COS résiduel qui soit-disant interdit la construction sur un terrain divisé: FAUX! ARCHI-FAUX! cette règle est valable quelque années et ensuite, c'est l'anarchie dans la construction tous azimuts... arrêtez donc avec ça!

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  2. Cet article n'est fait que de supputations et n'a d'objectif que de légitimer les projets immobiliers de certains. Les lettres des promoteurs afin de racheter des pavillons sur des zones déclassifiées par le PLU sont elles vraies. Y-a-t-il encore un homme politique courageux dans notre Ville?

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    1. Les promoteurs savent que le PLU est plus protecteur que le POS c'est pour cela que vous recevez des lettres de promoteurs

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    2. Je vous prie de cessez vos mensonges. On n'a pas le droit de mentir aux gens, c'est inacceptable et indigne. Je n'ai jamais reçu la moindre lettre de promoteurs auparavant car ma parcelle n'était pas constructible à des immeubles. Lorsque l'on discute avec les promoteurs, ils nous expliquent qu'ils ont pris des renseignements auprès du service d'urbanisme de la Ville. Je vous prie de bien vouloir vous renseigner auprès des services compétents de notre Ville. Par ailleurs, je suis en mesure de vous indiquer les articles du PLU et du POS qui montrent que dans certaines zones le PLU est dévastateur mais je doute que vous soyez près à l'entendre.

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  3. Jean PLEURE, vous êtes celui que B2C envoie avec sa petite note poser des questions aux réunions publiques de Jonneman ? Il ne suffit pas de connaître par coeur le budget pour bien gérer notre ville mieux vaut savoir comment faire des économies pour mieux investir dans des actions utiles pour les administrés. Livrer LE VESINET aux promoteurs qui se battent déjà comme des vautours sur les maisons qu'on s'apprête à rayer du paysage ne paraît pas être la solution adéquate, même si tout le monde sait qu'il va falloir augmenter le nombre de logements (notamment sociaux) pour ne pas avoir à payer des pénalités qui seraient insupportables pour le budget de la ville.

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  4. oui les lettres sont vraies, d'autres recoivent de nombreux appels téléphoniques. Certains de mes amis ont reçus des propositions de plusieurs promoteurs pour leur pavillon.

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    1. Je confirme. J'en ai reçu une et mes voisins aussi..
      J'avoue que j'hésite. Si Bastard passe, alors je les contacte immédiatement. Il vaut mieux être dans les premiers à vendre, le prix du foncier n'en sera que plus élevé.

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    2. Si Bastard passe vous ne pourrait plus vendre aux promoteurs

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  5. Oui, il y a un homme courageux dans cette ville et c'est Michel !!! Je suis de DROITE, non SOCIALO et je suis comme des millions de personnes je ne supporte pas Hollande et sa bande !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Mais vous m'emmerdez à dire sans cesse sur ce blog que Michel a une liste constituée que de Socialistes ! C'est totalement faux ! Si le PLU passe ne venez pas ensuite pleurer...
    Il fallait au second tour faire une liste unique mais Mr Jonemann ne le voulait pas et Michel : OUI... Le Docteur Jonemann aime-t-il vraiment sa Ville ? Je ne le pense pas !!! Aujourd'hui on est dans la MERDE jusqu'au cou et Bastard risque de passer juste à cause des egos de Jonemann et Chesnais... Vous pouvez dire encore et encore tout ce que vous voulez, insulter mais il faut savoir regarder la vérité en face... Il faut prier pour que Michel reprenne les voix de ce "tordu" de Chesnais et que Jonemann fasse un bon score !!! Comme vous l'avez compris je suis pour Michel mais si je dois tracter aussi pour Jonemann je le ferais car nous devons nous UNIR nous Vésigondins pour le bien de notre ville et non en nous déchirant...

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  6. << Il faut prier pour que Michel reprenne les voix de ce "tordu" >>
    Que Michel écrive qu'il est contre le "mariage [et l'adoption] pour tous" et les Vésigondins voteront pour lui.
    Ca aidera au moins autant que les prières ...
    Quoique par ailleurs le Vésinet étant rempli de "bobos" (adeptes d'une liberté des mœurs qui met autrui à sa disposition sans se soucier de son avis, ce qui se révèle comme la face sociétale de ce néolibéralisme considérant que tout doit se régler selon le droit et le marché : tout ce qui se fait s'obtient, s'achète, se vend) , finalement peut-être pas .
    :-p

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  7. LA PEUR !
    Dans le style je fais peur, ce billet est au moins sur le podium.
    Vu qu'il promeut le PLU actuel, soutenu par une seule liste, pas besoin de réfléchir longtemps pour en connaître l(es)'auteur(s).
    Quand on en est à faire peur, c'est que l'on a pas beaucoup d'arguments . . . !
    Donc pour ceux qui hésitaient encore à voter ou pas B2C, qu'ils n'hésitent plus et se dirigent le coeur léger ailleurs !

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  8. Ce billet n'est qu'un tissu d'erreurs : 1. les révisions de POS ne sont plus possible depuis 2011, 2. il n'y a aucun déchet nucléaire autour du batiment clef construit vers 2005 et dans les normes actuelles très sévères et contrôlées régulièrement, 3. la loi Duflot ne prévoit absolument pas de changer l'article du code qui permet de maintenir les tailles de parcelle 4. l'état a vendu les terrains de l'hopital et si le scénario d'échec assez fantaisiste décrit se réalise, ce n'est pas l'état qui récupère le terrain mais la ville du Vésinet. J'arrête là le florilège qui rend la logique de ce billet parfaitement sans intérêt et sa conclusion inepte.

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