3 avril 2013

Un peu de vocabulaire, par Augias

"Votre maire" pour ceux qui l'ignoraient !
Comme il a été récemment évoqué dans ce blog le mot « gouvernance », je pense qu’il peut être utile de citer un autre terme qui fait florès dans les entreprises : la « compliance » ou « conformité » en français, mais cela fait moins bien.

Il s’agit de l’ « ensemble des actions visant à rendre les mesures comme le comportement des dirigeants et personnel au sein d'organismes publics ou privés (associations, entreprise, syndicats, mairie etc.) comme vis-à-vis de tiers, conformes à la norme externe et/ou interne applicable au lieu où ils opèrent » .

Pour prouver leur conformité réglementaire, les structures qui veulent se montrer exemplaires mettent en place un code de bonne gouvernance, développent une fonction de « compliance officer » et intégrent la dimension de « conformité juridique » dans le quotidien opérationnel par des programmes et des process de vérification.

Notre Maire, rompu à la pratique des entreprises anglo-saxonnes, a certainement comme projet de proposer une telle structure au sein de son conseil.

Un tel responsable déconseillerait à un maire d’acheter son local de campagne au-dessus du prix du marché, de vendre un bien municipal en dessous du prix du marché, de confier une étude bidon à un ami, de nouer des relations trop proches avec une compagnie des eaux, de prendre les conseils d’une adjointe salariée d’une ville voisine (et rivale), de lancer un conseil municipal en l’absence de quorum, de vanter sa fonction de maire sur son affiche de candidat (voir photo ci dessus) … pour autant que de telles pratiques puissent traverser l’esprit d’une équipe municipale respectable.

Mais la leçon de vocabulaire peut s’enrichir par un autre terme très lié à la compliance : le « whistleblowing » ou « lanceur d'alerte » (au Québec). Il s’agit de la personne ou un groupe qui estime avoir découvert des éléments qu'il considère comme menaçants pour l'homme, la société, l'économie ou l'environnement et qui de manière désintéressée décide de les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias.

Mais ceci, notre maire n’a pas à le mettre en place : il a déjà le blog de Phénix qui fait le travail !

Augias

4 commentaires:

  1. Quand on voit le sourire de prédateur du Bastard il y a effectivement matière à lancer une alerte.

    A lui tout seul il est un élément menaçant pour la société et l'environnement.

    RépondreSupprimer
  2. Compliance ou pas, gouvernance ou pas, Bastard est illégitime!

    RépondreSupprimer
  3. Décidément, Bastard n'est clair ni dans sa tête, ni pour son équipe, ni pour les vésigondins.

    C'est sans doute la raison qui l'empêche de publier sa liste.

    Quel courage !

    RépondreSupprimer
  4. C'est la liste à Morel qui se prépare à être élue maire.Exit Bastard.Il ne voit rien.

    RépondreSupprimer